Thursday, January 15, 2009

Wednesday, July 23, 2008

Wednesday, June 18, 2008

Blandine

Réactif comme un auditeur de FIP, je me rappelle l'existence de ce blog (c'est pas comme un tamagotchi, ça meurt pas quand on l'oublie) et constate que Blandine n'y figure toujours pas, presque un an après notre libération professionnelle (que ceux qui ont lu conditionnelle consultent un psy).

C'est sa faute, d'abord, car Blandine fait tout pour ne pas se faire remarquer, comme par exemple traverser Paris quand les métros dorment encore afin qu'on ne sache pas qu'elle bosse pour un média de droite. Ou peut-être pour éviter les émeutes, car chaque fois qu'elle sourit, les mecs présents se pâment (elle a été élue 2684e plus jolie photo de profil sur Facebook par un panel d'experts) et un soldat renonce à se battre (non, ça c'est pas vrai, mais on peut toujours rêver).

Pour ne pas faire de jaloux, Blandine va désormais s'exposer au soleil de l'autre hémisphère, histoire de voir s'il peut la faire bronzer un peu plus. C'est donc en Australie, à 40000 kilomètres d'ici, qu'elle va fuir le journalisme français, preuve supplémentaire qu'il est dégoutant. Elle suivra ainsi le sillage d'Édouard Bal qui, parti là-bas en août dernier chercher des coques et de l'amour, n'a trouvé que les premières et attend encore son extradition vers l'Albanie.


Sydney peut ressembler à ça si on est un peu doué en photo. Bof, moi je préfère le boulevard Voltaire.

Monday, January 28, 2008

Jérôme Kerviel

"Mais qu'est-ce qu'il fout là lui ?", demanderez-vous à haute voix si aucun collègue n'est à portée d'oreille. C'est vrai, on dérive complètement, Jérôme Kerviel n'a jamais fait l'école de journalisme, ni de journalisme, n'a rien à voir avec aucun des lecteurs de ce blog et, surtout, est un pur produit de l'actualité, avec laquelle je ne veux avoir aucun rapport autre que rémunéré.

Cependant, ce spécialiste du Monopoly joué avec des vrais sous, devenu ennemi public n°1 en obligeant son employeur (la Société Générale, j'y ai pas mis mon pognon, nananère) à déboucler l'équivalent du PIB du Botswana en positions boursières, m'inspire quelques réflexions qui, selon moi, méritent de figurer sur ce blog. Et comme de toute façon, c'est moi qui décide du contenu ...

- Aujourd'hui, l'ennemi public n°1, c'est celui qui perd du pognon. Il y a quelques années, c'était celui qui en gagnait (Tapie). Il y a quelques décennies, celui qui en volait à son voisin (Carignon). On est assez loin des tables de la Loi.
- Une fois l'affaire révélée, nos grands quotidiens (Libé, Le Parisien), toujours réactifs sur l'info essentielle, ont cherché à dresser le portrait de Jérôme, sortir plein de petits renseignements populo sur lui (âge, lieu de naissance, relations avec les collègues, nom du chien, chemise dans ou dehors du pantalon, papier peint ou tapisserie, etc ...). En attendant, personne n'a expliqué avec des mots français ce qui s'est passé (ça veut dire quoi déboucler une position ?). Vive la modernité.
- On a appris que Jérôme (on peut l'appeler par son prénom désormais, vu qu'on le connaît comme notre poche droite) n'avait pas pris de vacances depuis deux ans: formidable argument contre l'achat des RTT (ben oui achat, pas rachat, on vous les avait vendues à vous ?) et la rhétorique abrutissante du"travailler plus pour fermer sa gueule" tellement à la mode en ce moment.
- L'argent rend fou.
- Il n'y en a plus que pour cette histoire depuis quelques jours alors que, franchement, ça a l'importance d'un pet de chèvre. Comme quoi, Audiard avait raison: "quand on parle de fric, à partir d'une certaine somme, tout le monde écoute".

Avec tout cela, je me rends compte que moi-même, j'en ai fait un peu trop. Mais j'oeuvre pour la salubrité publique, ceci expliquant cela.

Vue d'artiste des circonvolutions du cerveau d'un moine contestataire à l'époque du Grand Schisme (XIIIe siècle). Ben non, ça n'a rien à voir avec le sujet, mais c'est le cas de toutes les illustrations ici. N'aviez pas remarqué ?

Wednesday, January 02, 2008

2008

L'an 2008, âgé d'une quarantaine d'heures au moment où j'écris, sera le premier que la plupart des lecteurs de ce blog entameront en-dehors du système éducatif, et donc en tant qu'assujettis à l'impôt sur le revenu (on parle beaucoup de pognon ici, vous trouvez pas ?). 2008 est également la huitième année du troisième millénaire (si si, j'ai bien compté), ce qui rend l'intitulé de ce blog encore plus désuet et obsolète, et me fait dire qu'on est un peu en retard sur les prévisions puisque, contrairement à ce qu'imaginaient les visionnaires (conditionné) du milieu des années soixante, nos voitures ne savent pas encore voler (la plupart de nos grands patrons n'ont pas perdu cette faculté par contre, bouh le poujadiste), nous ne sommes pas entourés de robots et on ne nous a pas greffé d'ordinateurs à la place de l'encéphale, mais des iPod, on a rien gagné au change. Mieux, si un de ces phosphorants des sixties débarquait, il verrait que Johnny Hallyday sévit toujours, mais qu'il ressemble à une des Cités radieuses de Le Corbusier avec sa gueule replâtrée et ses cheveux teints au Ripolin.

L'Homme d'aujourd'hui semble cependant moins enclin que son prédécesseur des Glorieuses à envisager ce qui l'attend. Pas vraiment étonnant, quand l'on sait qu'à quarante-cinquante ans de distance, nous attendent l'engloutissement de la Bretagne par les eaux, la remontée du Sahara jusque Pézenas, l'hiver passé en bikini, l'été dans les chambres froides des magasins Picard, désormais seuls vestiges d'un climat tempéré, les catastrophes naturelles aussi chroniques que les gaffes de Christine Lagarde et les palmiers au Kremlin.

Sachant cela, on est pas trop impatients qu'elle disparaisse, cette chère année 2008.

Allez, les enfants, beaux nénés et bonne santé (au jasmin).


Serrault, une des victimes de cette chienne de 2007. Si Delon pouvait le rejoindre dans les mois qui viennent, on aurait tout de suite beaucoup plus de sympathie pour 2008.

Friday, November 16, 2007

Les années 90

Ce post s'adresse à tous ceux qui n'avaient pas encore de poils lors de la chute du mur de Berlin.
À ceux (et celles, c'est implicite, alors je vais pas l'ajouter à chaque fois) qui, le soir de l'élection de Chirac (la première), préféraient s'abimer les yeux sur leur Game Boy et râlaient de ne pas avoir pu, la veille, aller agiter leur acné naissant sur 2 Unlimited ou Black Box (ride on time) chez leur pote Théo ou leur copine Louise.
À ceux qui ont eu un choc en voyant Dorothée telle qu'elle est aujourd'hui, coiffure Laguiller et allure de guichetière des Postes.
À ceux qui ont eu leur première frayeur cinématographique en allant voir Jurassic Park.
À ceux qui ont connu l'équipe de France de foot sans Zidane.
À ceux qui se sont poilés devant de Caunes et Gildas (Gérard Lembrouille).
À ceux qui ont connu WIndows 95 et les ordinateurs Atari.
À ceux qui ont porté des pulls Schott et des Doc Martens galvanisées pour se défendre des voleurs de pin's.
À ceux qui ont dû expliquer à leur parents que la Tchécoslovaquie n'existait plus.
À ceux qui ont pris leurs premières leçons de géographie en cherchant le Rwanda et Sarajevo dans leur atlas.
À ceux qui ont envoyé du riz en Somalie.
À ceux qui ont pris leur première murge un 12 juillet 1998.
À ceux qui ont connu la rivalité entre Oasis et Blur.
À ceux qui se souviennent du scandale causé par la séquence "Raymond Barre nu" aux Guignols de l'info.
À ceux qui ont connu le passage à dix chiffres.
À ceux qui ont vécu dans la CEE.
À ceux qui ont regardé "seconde B". À ceux qui ont mangé des "Kango" et se sont privés de boeuf entre 95 et 96.
À ceux qui ont vu Ayrton Senna mourir ... et Jean Alesi gagner son seul Grand Prix.
À ceux qui ont fait de la biologie au collège et de la SVT au lycée.
À ceux qui ont programmé l'enregistrement du Top 50 de Sam Z sur le magnétoscope Hitachi pour y voir "Zombie" des Cranberries truster la première place pendant deux mois.
À ceux qui ont connu le sigle hideux de "La Deux" avant qu'elle ne devienne France 2 (chiffre violet entouré de jaune sur un losange bleu).
À ceux qui ont eu six chaînes de télé jusqu'au passage du monsieur de Région câble.
À ceux pour qui l'entrée dans le millénaire a coïncidé avec l'entrée à la fac, où le DEUG existait encore ...

À ceux qui se demandent aujourd'hui jusqu'à quel âge ils vont travailler, avoir du pétrole et devoir supporter Sarkozy.

Bref, à ceux qui ont découvert le monde pendant les années 90.

Dites ... on s'est bien amusés, non ?

Dr. Alban: j'offre une paire de Nike Air Jordan à celui qui me dira ce qu'il est devenu

Monday, October 15, 2007

L'AEF

L'AEF est une entité qui, premièrement, ignore l'existence de ce blog (sinon je la bouclerais) et qui, dans un deuxième temps, m'en laisse très peu, du temps (il suffit de voir à quand remonte mon dernier post). Cette petite boîte, comme dirait Graeme Alright, est en fait un site internet payant qui parvient à ramasser des clients sans même leur proposer d'images de cul ! Ni même d'images, d'ailleurs, mais juste des textes longs comme le bras d'un arriviste traitant de sujets aussi crazysexycool que le pré-rapport du CNPFLTV prévu pour la mi-novembre ou la demande par l'Uniopss du relèvement des plafonds d'accès à la CMU.

Ah oui, ça fait beaucoup d'acronymes (Marceau) mais la spécificité de l'AEF est de ne s'adresser qu'à des hauts-fonctionnaires, des gens qui, à l'heure ou tout le monde se torche avec "20 minutes", s'avalent des rapports de 400 pages qui ne comptent que trois phrases, six virgules et quatre mots intelligibles pour le commun des non-technocrates, et sont imprimés si petit que l'expression "écrire en chiure de mouche" prend tout son sens.

A l'heure où tout le monde cherche comment séduire la ménagère de moins de 50 ans ou son gosse qui grossit devant la télé, il y avait un marché à exploiter chez les ronds-de-cuir. Il fallait y penser.


Exemple de haut-fonctionnaire, plus porté sur l'action que la réflexion, cependant.